Lorsqu’on commence à s’intéresser aux pratiques spirituelles, on découvre très vite un univers immense.
Méditation, pleine conscience, énergétique, intuition, symboles, traditions orientales ou occidentales, développement personnel, pratiques corporelles, enseignements anciens ou approches plus récentes : les possibilités sont nombreuses.
Au début, cette diversité peut être stimulante.
Puis une question apparaît souvent : par où commencer ?
Et lorsqu’on pratique déjà depuis quelque temps, une autre peut surgir : comment savoir si l’on progresse réellement ou si l’on tourne en rond en passant simplement d’une méthode à une autre ?
Le problème n’est donc pas forcément de manquer d’informations.
Il est parfois d’en avoir trop.
Pourquoi est-il si facile de se perdre dans les pratiques spirituelles ?
Chaque tradition possède son vocabulaire, ses explications et ses propres méthodes.
Un même phénomène peut recevoir plusieurs interprétations selon les auteurs ou les écoles.
À cela s’ajoutent aujourd’hui des milliers de livres, vidéos, formations et témoignages accessibles immédiatement.
Lorsqu’une pratique semble ne plus produire les mêmes effets, la tentation est alors forte d’en chercher une nouvelle.
Puis une autre.
Cette exploration peut évidemment être enrichissante. Elle permet de découvrir différentes façons de travailler et d’élargir sa compréhension.
Mais elle peut aussi finir par créer davantage de confusion.
On connaît alors beaucoup de méthodes sans en avoir réellement approfondi aucune.
Accumuler des techniques n’est pas nécessairement progresser.
Connaître une technique et avoir développé la capacité correspondante sont deux choses différentes.
Une pratique demande du temps, de la répétition et suffisamment d’attention pour que l’on puisse réellement observer ce qu’elle produit.
Apprendre à percevoir ce que l’on ne remarquait plus
Une grande partie de ce que nous vivons passe habituellement inaperçue.
Notre attention est prise par les pensées, les tâches à accomplir, les préoccupations, les sollicitations extérieures.
Pourtant, de nombreuses informations sont déjà présentes.
La respiration change.
Une tension apparaît.
Une partie du corps se contracte.
Une émotion commence à monter.
Une pensée revient avec insistance.
Une impression précède parfois le raisonnement que nous allons ensuite construire.
Le premier travail consiste à redevenir suffisamment attentif pour remarquer ce qui était déjà là.
Avec l’entraînement, cette perception peut s’affiner.
On commence à distinguer des variations beaucoup plus légères : un changement d’état intérieur, une modification de l’attention, une sensation à peine perceptible, une impression qui apparaît avant même que le mental lui donne une explication.
C’est l’un des fondements de la pratique : ce qui est subtil n’est pas nécessairement ce qui est mystérieux. C’est parfois simplement ce que nous ne savions pas encore percevoir.
À ce stade, il n’est même pas nécessaire de chercher immédiatement une explication.
Il est souvent plus utile d’apprendre d’abord à reconnaître ce qui se passe.
Puis à distinguer l’observation de l’interprétation.
Cette capacité devient essentielle lorsque les perceptions deviennent plus fines ou plus inhabituelles.
Une pratique spirituelle doit aussi pouvoir servir dans la vie quotidienne
Les pratiques spirituelles peuvent parfois donner l’impression de constituer un domaine séparé de la vie ordinaire.
Pourtant, leur intérêt apparaît surtout lorsqu’elles commencent à modifier notre manière de traverser certaines situations.
Par exemple lorsque nous :
- traversons une période de perte de sens, de transition ou ne savons plus quelle direction prendre ;
- nous laissons envahir par nos pensées ou emporter par nos émotions ;
- nous perdons dans une relation ou nous laissons absorber par les difficultés d’un proche ;
- avons besoin de davantage de stabilité intérieure pour faire face à une situation ou prendre une décision.
La pratique devient alors moins une parenthèse dans la journée qu’un ensemble de capacités que nous apprenons progressivement à mobiliser.
Ce qui compte n’est plus seulement ce qui se passe pendant une méditation, un exercice ou un temps d’entraînement.
La vraie question devient :
qu’est-ce que cette pratique change lorsque j’en ai réellement besoin ?
Comprendre une technique ne signifie pas encore savoir l’utiliser
Il est relativement facile de comprendre intellectuellement le principe d’une respiration consciente, d’une méditation ou d’un exercice d’attention.
Il est beaucoup plus difficile de retrouver cette capacité lorsque nous sommes fatigués, contrariés, anxieux ou pris dans une situation émotionnelle.
C’est là que la répétition devient essentielle.
Une technique que l’on connaît mais que l’on ne sait pas utiliser au moment où elle devient nécessaire reste une connaissance.
Elle n’est pas encore devenue une capacité.
Le processus ressemble alors davantage à :
pratiquer → observer → recommencer → ajuster → intégrer.
La répétition permet aussi de dépasser l’effet de nouveauté.
Une technique peut sembler remarquable les premières fois parce qu’elle produit une expérience inhabituelle.
Ce qui nous intéresse davantage est ce qu’elle permet encore après plusieurs semaines ou plusieurs mois, et surtout ce que nous sommes devenus capables de faire grâce à elle.
C’est là que l’on commence réellement à parler de progression.
Présence : la Conscience d’Être ce que vous êtes réellement
Le mot « Présence » est souvent utilisé dans les pratiques spirituelles.
Dans l’approche de HUMANUM 15, la Présence désigne la « Conscience d’Être » ce que vous êtes réellement au-delà du corps, des émotions et du mental.
Cela ne signifie pas que les pensées disparaissent, ni que le Mental et ses processus intellectuels cessent de fonctionner.
Ils restent nécessaires.
Mais au cours de certaines pratiques peut apparaître l’expérience de quelque chose qui ne se confond ni avec les pensées, ni avec les émotions, ni avec les sensations corporelles.
Cette expérience peut d’ailleurs être difficile à intégrer pour une personne qui la découvre sans y avoir été préparée.
Le mental occupe habituellement une grande partie de notre attention et participe aussi à la construction de l’image que nous avons de nous-mêmes.
La pratique consiste progressivement à pouvoir observer son activité, en Présence, sans être systématiquement entraîné par elle.
Dans HUMANUM 15, Présence et Pleine Conscience désignent cette même expérience à vivre, et non une simple compréhension intellectuelle.
Intuition, ressentis et clairvoyance : comment ne pas tout confondre ?
Certaines personnes commencent les pratiques spirituelles parce qu’elles recherchent davantage de calme ou de sens.
D’autres y arrivent parce qu’elles connaissent déjà des expériences qu’elles ont du mal à comprendre.
Une intuition très forte.
Un ressenti concernant une personne ou une situation.
Une impression qui apparaît sans raisonnement préalable.
Des perceptions subtiles.
Ou encore des informations qu’elles ont le sentiment de recevoir au-delà des sens biologiques habituels.
Ce type d’expérience soulève immédiatement une difficulté : percevoir quelque chose ne signifie pas encore savoir ce que cela signifie.
Une perception n’est pas une interprétation.
Une intuition n’est pas une certitude.
Et une impression très forte peut malgré tout être fausse.
C’est pour cette raison que HUMANUM 15 distingue clairvoyance et voyance.
Il ne s’agit pas ici de prédire l’avenir.
Le travail consiste à apprendre à recevoir, reconnaître, différencier puis interpréter certaines informations sans laisser immédiatement le mental construire une histoire autour d’elles.
Et il existe une étape préalable essentielle :
avant de prétendre voir clair ailleurs, commencer par voir clair en soi.
Savoir reconnaître une peur, un désir, une attente, une projection ou une émotion permet déjà d’éviter de les confondre avec une information reçue.
C’est aussi cela, développer une forme de « claire voyance » de son monde intérieur.
Pour les personnes qui connaissent déjà des perceptions inhabituelles, l’enjeu n’est donc pas nécessairement d’en provoquer davantage.
Il est souvent d’apprendre à les gérer, à les différencier et à exercer suffisamment de discernement pour ne pas être dépassé par ce que l’on perçoit.
Pour aller plus loin : éclaircissement technique
La vidéo ci-dessous précise ce que HUMANUM 15 entend par Présence, clairvoyance et perceptions au-delà des sens biologiques habituels.
Comment savoir si une pratique fonctionne réellement ?
Une expérience agréable, spectaculaire ou inhabituelle ne démontre pas à elle seule l’efficacité d’une pratique.
Il faut regarder ce qu’elle produit dans le temps.
Quelques questions peuvent servir de repères :
Est-ce que j’observe plus facilement ce qui se passe en moi ?
Est-ce que je distingue mieux une émotion, une pensée, une perception et l’interprétation que j’en fais ?
Ai-je davantage de « claire voyance » de mon monde intérieur ?
Est-ce que je parviens plus facilement à retrouver certains états déjà expérimentés ?
Est-ce que cette pratique m’aide dans des situations concrètes ?
Est-ce que j’ai développé une capacité que je ne possédais pas auparavant ?
Est-ce que cette capacité devient plus accessible avec l’entraînement ?
Un autre élément est essentiel : comparer son expérience avec celle d’autres pratiquants.
Pratiquer seul permet d’explorer librement.
Mais rester seul avec sa propre interprétation présente aussi une limite : nous pouvons facilement attribuer à une méthode ce que nous espérons qu’elle produise.
Lorsque plusieurs personnes réalisent une même pratique, il devient possible de comparer ce qui a été vécu.
Les expériences ne doivent pas être identiques.
Mais certains effets peuvent revenir.
Certaines étapes peuvent être reconnues.
Certaines difficultés peuvent se retrouver chez plusieurs personnes.
Et cette comparaison permet aussi de découvrir quelque chose que l’on doit être capable d’accepter :
une pratique peut ne pas fonctionner.
Si, malgré une pratique correctement réalisée, suffisamment répétée et comparée avec l’expérience d’autres personnes, personne ne constate les effets annoncés, il ne suffit pas de répondre que les pratiquants « ne sont pas prêts » ou « ne vibrent pas assez haut ».
Il faut aussi être capable de remettre la méthode elle-même en question.
Une pratique spirituelle ne devrait pas être soustraite à l’observation simplement parce qu’elle est spirituelle.
L’approche HUMANUM 15
Le Larousse donne notamment au mot spirituel le sens de ce « qui est de la nature de l’esprit, considéré comme une réalité distincte de la matière ».
C’est dans ce sens que HUMANUM 15 parle de pratiques spirituelles : des pratiques liées à l’esprit humain et à ce que l’être humain peut apprendre à percevoir, observer et développer au-delà de son fonctionnement habituel.
HUMANUM 15 organise ce travail autour de trois grands axes :
Pleine Conscience – Joie d’Être – Clairvoyance.
Ces trois axes sont inséparables.
Lorsque la Présence, la Pleine Conscience, devient plus stable, l’activité mentale occupe moins systématiquement tout l’espace.
Une forme de paix intérieure peut alors s’installer.
C’est de cette expérience que nous arrivons à la Joie d’Être.
Dans le même temps, l’apaisement du mental permet d’observer plus clairement ce qu’il traite, ce qui se passe en nous et progressivement certaines perceptions plus subtiles.
C’est là qu’intervient la Clairvoyance.
Pour structurer ce travail, HUMANUM 15 utilise cinq niveaux :
Biologique – Énergétique – Émotionnel – Mental – Présence.
Ils permettent d’observer une même expérience sous plusieurs angles.
Une difficulté peut ainsi se manifester dans le corps, modifier notre état énergétique, provoquer une émotion, déclencher une activité mentale importante et rendre la Présence plus difficile à maintenir.
L’objectif n’est pas d’accumuler des connaissances sur ces cinq niveaux.
Il est d’apprendre à reconnaître ce qui se passe, à choisir une pratique adaptée, à l’entraîner suffisamment et surtout à l’utiliser lorsque la vie quotidienne le demande.
Par où commencer ?
Il n’est probablement pas nécessaire de trouver immédiatement « la bonne voie ».
Mais il faut savoir ce que l’on cherche à développer.
- Choisissez une pratique.
- Comprenez ce qu’elle est censée produire.
- Pratiquez-la suffisamment longtemps.
- Observez ce qui change réellement.
- Comparez votre expérience avec celle d’autres personnes.
- Regardez surtout si vous développez une capacité utilisable quand vous en avez besoin.
Si rien ne change, posez-vous la question de la méthode.
Si quelque chose change, continuez à l’entraîner jusqu’à pouvoir l’utiliser volontairement.
Puis seulement, explorez autre chose.
Dans un domaine où il est très facile de passer toute une vie à apprendre de nouvelles techniques, progresser demande peut-être une exigence différente :
ne plus seulement chercher de nouvelles expériences, mais vérifier quelles capacités nous avons réellement développées et ce que nous sommes désormais capables d’en faire.
